Tellement d'évènements se sont passés depuis le dernier article ! Mais je pense pouvoir faire un tri dans les informations et proposer un récit plutôt court et compréhensible. Commençons par la rubrique joyeuse.
J'ai fêté mes 18 ans. Beaucoup de mon entourage y était passé, je m'y étais préparé, ca y est, je l'ai fait. Cet anniversaire étant un évènement particulier, il se devait d'être fêté dignement.
C'est donc en débutant les festivités par une soirée entre amis que les choses ont commencés. Une garden party, des amis proches et de bonne humeur, quelques grillades, un peu de melon et des cadeaux merveilleux étaient au programme. Quelle bande de fous.
Mon véritable anniversaire était hier, en compagnie de ma famille qui pour l'occasion m'a emmenée dans Paris pour dîner. Il faisait chaud, il y avait du monde, de la pluie puis des grélons et mon gateau était raté. Mais la famille était réuni, on a bien ri, un chanteur mignon a repris du Michael J. version folk, et j'ai encore une fois été gâtée à la folie. Des présents qui resteront, dont je suis fière.

Que retenir de cette semaine festive pour les 18 ans ? Un peu de stress quant à la cuisson des chipos, un poil d'agacements pour quand il s'agit de répondre pour la 20e fois à "qu'est ce que ça fait d'avoir 18 ans ?". Bah oui alors ? Qu'est ce que ça fait ? Je répondrais comme ceci : on a le droit de voter, nos parents peuvent nous mettre à la porte sans trop de scrupules, on doit s'habituer à écrire un 8 au lieu d'un 7 mais on a pu avoir des compliments, de nombreux encouragements et voeux de bonheur, de très beaux cadeaux qui nous rendent un peu euphoriques pendant minimum 1 mois. Je n'ai rien oublié ?
Ah si. Je remercie ma famille qui me gâte, me soutient, m'encourage, m'aime plus fort que tout. Je remercie mes vrais amis qui sont là pour moi quand j'en ai besoin et qui me le prouve.Passons à la catégorie "évènements moins joyeux".
La manière dont je vais raconter l'histoire qui suit ne requiert en aucun cas votre pitié et ou votre inquiétude, mais plutôt une prise de conscience.
C'est en me baladant avec P. à Saint Michel que nous avons rencontré des méchants. En se promenant sur un des beaux ponts de Paris, trois monsieurs, plutôt jeunes (de je ne sais qu'elle province) nous on suivis on nous matant. P et moi avons donc ignoré en marchant droit. Mais ils persistent. C'est alors que je décide de l'envoyer balader avec un "maiiis maaate ton cu !". D'accord j'ai pris beaucoup de risques, c'était pas forcément utile et justifié. Mais cela fais maintenant trop de fois que je me suis faite matée, sifflée et traitée comme une catin ou un morceau de viande. Et face à ces trois gars moches, avec des têtes de pervers je n'ai pas pu me retenir, parfois il faut savoir dire stop. Réalisant ce qui est sorti de ma bouche et en voyant la tête d'un des mec, nous accélérons un poil, marchons droit sans nous retourner sur la bande qui nous suis et m'insulte de tous les noms possibles. Etranger mais pro du dictionnaire de la vulgarité niveau 10. On arrive au bout du pont, feu rouge pour les piétons, évidemment. Je sais qu'il arrive derrière moi, me retourne pile au moment où il crache un truc énorme dans le dos. C'est alors sans rélféchir que je lui hurle dessus avec des menaces, et des regards de dégout et de haine "Deegaaage ! ME TOUUUCHE MEME PAAS !".
Il lève la main, l'approche de mon visage quand je recommence mes menaces sans hésitation, pleine de rage. Il baisse la main. Alors j'enchaîne "degage, me touche meme pas, tu me connais pas, trace tout de suite". Il relève la main en me crachant "ppuuuuute" au visage. Alors je continu, je le menace, pousse sa main en le regardant droit dans les yeux. Il part. Et alors que je pensais que tout était terminé, le voilà qui revient vers moi en limite en courant, la main levée prête à me frapper au visage. Alors là j'hésite même pas. Je hurle en le mençant de porter plainte. Je lui cri qu'il y a plein de gens autour pour me défendre, que je me laisserai pas faire, que je ne suis pas son chien et qu'il a intérêt à partir le plus vite possible. Il semble "réfléchir" (grande première vu sa grimace) et part et m'insultant.
Je tiens à vous raconter cette histoire car elle m'a mise hors de moi. Je ne suis pas du tout une personne rageuse, violente. Mais comme je l'ai dis, quand personne ne réplique jamais rien à ce genre de gars, ils prennent confiance et se permettent de cracher sur des jeunes filles, comme si elles étaient des moins que rien, se permettent de menacer oralement et physiquement en plein Paris devant une foule de gens. Cette foule de gens qui d'ailleurs me regardait horrifiée, mais qui n'a pas bougé d'un poil. C'est pour ça que je l'ai impliquée en disant qu'elle serait là pour me défendre. De cette manière, si il m'avait réellement touchée, chaque personne présente se serait sentie un peu coupable. Je veux qu'on réfléchisse un minimum au fait que l'on ne doit pas se laisser faire.
Il y a moyen de se défendre sans utiliser de couteau. Toute seule avec mon cerveau et mon mini courage de fille en jupe face à ce machin macho et violent j'ai réussi le faire rentrer chez sa maman la queue entre les jambes. Il faut faire comprendre à ces "animaux sauvages" qu'ils ne sont pas mieux que tout le monde et qu'ils ont intérêt à apprendre vite fait comment se comporter en société civilisée.
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